La réalité virtuelle est-elle un soutien à l’apprentissage des langues ?

Selon Wikipédia, l’expression « réalité virtuelle » (ou multimédia immersif ou réalité simulée par ordinateur) renvoie à une technologie informatique qui simule la présence physique d’un utilisateur dans un environnement artificiellement généré par des logiciels. La réalité virtuelle crée un environnement avec lequel l’utilisateur peut interagir. La réalité virtuelle reproduit donc artificiellement une expérience sensorielle, qui peut inclure la vue, le toucher, l’ouïe et l’odorat (visuelle, sonore ou haptique).

On peut le dire : les formations en immersion, appelées aussi « bain linguistique » sont très efficaces.
Une recherche scientifique s’est intéressée à l’impact de la réalité virtuelle, avec son caractère immersif et a comparé son efficacité à une formation en immersion classique.

Les apprentissages en réalité virtuelle relèvent « des apprentissages par simulation » et le traitement 3D du dispositif apporte un caractère ludique et crédible, permettant de dépasser la fictionnalité des simulations traditionnelles (on fait comme si) par un gain de l’engagement cognitif, corporel et émotionnel des apprenants dans les interactions vécues.

En effet, les récentes découvertes en sciences cognitives mettent en lumière le fait que l’individu apprend plus facilement au contact d’environnements permettant à son corps et à ses émotions de participer à l’émergence du sens.

L’étude précise que la réalité virtuelle créerait ainsi de nouvelles relations entre la perception, la cognition et l’action, trois éléments au cœur des apprentissages par l’expérience .

La réalité virtuelle permet ainsi de faire l’épreuve du réel en l’absence du réel et donc de mieux maîtriser la langue et le comportement communicatif adapté le jour où l’apprenant se trouvera dans la situation réelle visée.

Avec la réalité virtuelle, les apprenants sont véritablement les acteurs de leur apprentissage :
– soit par une interactivité avec le système (l’utilisation de manettes pour agir et se déplacer ; voir tout autour de soi à 360°, etc.),
– soit par une interaction avec d’autres participants (l’utilisation d’avatars).

L’étude conclue que « les mondes synthétiques de la réalité virtuelle » offrent la possibilité d’immerger les apprenants dans des situations de communication et facilitent les interactions verbales, non verbales et les relations interpersonnelles.

Chantal Roques, Co-fondatrice de AC Langues

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