70.000 salariés franciliens vont bénéficier du FNE formation

En Ile de France, les 11 OPCO ont accepté 12 000 demandes d’entreprises, pour plus de 500.000 d’heures de formation qui bénéficieront à plus de 70 000 salariés franciliens, soit 14 heures de formation en moyenne par salarié ( pour rappel, plus de 13 million de salariés ont été mis au chômage partiel et étaient éligibles pour ce dispositif)..

Une première analyse des demandes reçues montre que ces formations concernent notamment la bureautique (Word, Excel, etc.), l’utilisation de logiciels, les compétences linguistiques, la gestion de projets, le management, la vente et les techniques commerciales

 

Depuis 3 mois, les Ressources Humaines ont été très sollicitées : elles ont dû gérer la mise en place du temps partiel, gérer le quotidien, rester à l’écoute des salariés, préparer le retour des salariés sur site …

Recourir à ce dispositif supposait que les entreprises en soient informées, que les R.H. travaillent, qu’elles aient le temps de monter des dossiers, qu’elles prennent la mesure de l’intérêt financier du dispositif , que les salariés soient en temps partiel, motivés et disponibles pour suivre une formation….

Les OPCO dont la réorganisation n’est pas encore totalement finalisée, ont dû s’adapter rapidement suite au transfert (dans certains cas) de la gestion du FNE Formation par les Direccte début avril.

Des blocages administratifs ont grippé le traitement des demandes (apposition du logo du ministère du Travail voire de la région sur les documents, conditionnement au nombre de salariés dans l’entreprise, limitation du nombre de demandes ou du type de formations…)

Le conventionnement a, par ailleurs, été mené régionalement, induisant des différences de consignes et de délais de traitement.

En Région Parisienne, les OPCO ont très vite pris le relai de la DIRECCTE.

Mais tous les financeurs n’ont pas eu les moyens humains et le temps de traiter les demandes sans parler du fait que chacun a « interprété » différemment les textes.

Certains OPCO ont parfois limité les demandes des entreprises afin d’éviter les effets d’aubaine ou refuser les formations en langues…

Au sein d’un même OPCO, nous avons constaté des différences de traitement à demandes identiques (refus ou accord) car les conseillers formés sur le tas n’ont pas tous compris la même chose.

La limite théorique pour les demandes de subvention correspondait à la fin de l’activité partielle (pouvant s’étendre jusqu’à décembre 2020 au vu du décret en vigueur) mais dans tous les cas, la formation pouvait continuer même si l’entreprise reprenait une activité normale selon le document du Ministère du Travail mis à jour les 4 et 12 juin.

Pourtant cela n’a pas été pris en compte par Akto ou les ex Agefos par exemple pour qui les formations devaient terminées à la fin du chômage partiel.

La date limite du 31 mai 2020 pour faire au plus tard les demandes, concernait uniquement les demandes spécifiques pour les salariés hors activité partielle ( la formation pouvant se poursuivre ultérieurement ) mais cela n’a pas été compris par tous les opérateurs.

 

En conclusion, l’avantage financier n’a pas toujours suffit à convaincre et mobiliser les RH.

Une culture de la formation, une vraie politique RH/formation, était nécessaire ce qui n’est pas le cas des petites structures par exemple.

Les délais étaient très courts, l’administratif assez lourd et au départ il y a eu beaucoup de confusions au niveau de la communication de la DIRECCTE et des OPCO.

Certaines entreprises ont rencontré beaucoup de difficultés à cause des contraintes internes et externes :

  • Il n’a pas été simple de trouver les informations sur les modalités de mise en œuvre du dispositif et cela a pris du temps sans compter qu’il y a eu beaucoup d’informations qui n’étaient pas claires voire contradictoires;
  • Le traitement administratif pour chaque salarié a été chronophage et lourd
  • Trouver un interlocuteur (Direccte, OPCO) n’a pas été simple, surtout au début de la mise en place du dispositif
  • La situation étant anxiogène, les salariés en activité partielle n’ont pas forcement pensé à demander une formation, voire n’ont pas été informés de cette possibilité.

Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions sur le succès ou l’échec du renforcement du FNE-Formation : il faudra l’analyser « à froid » dans quelques mois.

 

En revanche, si vous avez encore des salariés en chômage partiel, il est encore temps de profiter du dispositif qui est maintenu pour toutes les sociétés et salariés encore en temps partiel au moins jusqu’à décembre 2020.

Et depuis le 2 juin 2020, les formations peuvent être réalisées tant à distance qu’en présentiel.

Si vous avez des projets de formations en langues, contactez-nous

 

 

Chantal ROQUES

Co fondatrice de AC.LANGUES

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